J'ai rendez-vous à l'hôpital, Robert Debré
15 décembre journée glaciale
Des gosses malades voudraient me voir de près
Je reconnais que j'appréhende
Mais c'est inévitable
Ici les murs sont blancs
Et les gens parlent en langage médical
Au début on m'a expliqué leur vie
Mais j'ai souhaité voir en premier
Ceux qui ne peuvent quitter leur lit
Tristes sentiments mais je commence à m'en vouloir
Je croise un père pleurant tout seul traînant sa peine dans les couloirs
Enfant du paradis, luttant contre la maladie
Feyssal n'a que 8 ans
Il n'avait rien demandé à la vie
Je suis rentré dans sa chambre plein d'humilité
Très vite j'ai compris que mes problèmes sont des futilités
Sa mère m'a dit que la musique le bordait, l'emportait si loin
Je te jure que j'avais honte de me porter si bien
Il tousse et me dit :
« Je trouve que t'as l'air fort »
Mais il ignore que je me plains
Quand j'ai un trou dans mes air force
Moi qui pensais que dans sa tête c'était le Kosovo
J'admets je me suis trompé lui qui ne rêve que d'être cosmonaute
Il sourit, il a le temps d'être sympa
Moi qui m'énerve pour un rien
Moi qui mérite d'être à sa place
Moi qui casse tout quand mon portable ne capte plus
Moi qui me plains, qui m'énerve,
Qui traite souvent la vie de pute
Voyant sa joie immense,
Ces yeux s'ouvrir
J'étais heureux de rendre heureux
J'en ai sorti mon vieux sourire !!!!
Refrain
J'ai rendez-vous à l'hôpital,
Je ne verrai plus les heures qui passent
J'en ai le c½ur qui bat, c'est peut-être lui qui parle,
J'aimerais leur donner ma vie ce ne sont pas que des mots
Leur dédier ce son car dans le fond ce ne sont que des mômes
Emprisonnés dans un drap en or,
Libérés par un docteur parce que le ciel nous attendra encore
Parce que la vie à tant de choses à proposer
Parce que je sais que les anges voleront toujours de leurs propres ailes !
Je me suis juré d'arrêter de me plaindre
Quand je téchan, à 25 ans j'ai toutes mes chances
Je l'ai compris faisant le tour des chambres
Fier mon c½ur de pierre a fait boom boom
Petit Peter Momo et Pierre
Qui traînent toujours avec Bou Bou
Tous plus courageux les uns que les autres
Et j'ai appris que des fois les mômes sont plus forts que les hommes
Puis l'infirmiere m'a dit dans la grande salle il faut descendre
Y'avait 1 mic et 1 platine
Alors j'ai chanté le même sang
J'y repense encore
Leur blessure me torture
Et dire que tous les hommes ne rêvent que de fortune
Moi aussi, je croyais,
Que la vie m'avait pris pour un con
Moi qui pétais les plombs
Pour un oui pour un non
Quelques chansons, des autographes, des photos
Des sourires, des souvenirs
Mes petits, mes potos,
Admiratif,
J'étais loin de ce que l'on voit
C'est généreux selon eux
Mais tellement peu selon moi
REFRAIN *2